Renouvellement de flotte

À l’approche de la fin d’un contrat de location, l’entreprise a trois options : rendre le véhicule et en prendre un nouveau, prolonger le contrat en cours, ou rendre le véhicule sans le remplacer. Le choix se prépare trois à six mois avant l’échéance, à partir de trois éléments : le kilométrage réel comparé au forfait, l’état du véhicule et l’évolution du besoin. Attendre la date de restitution pour y penser, c’est s’exposer à un salarié sans véhicule ou à des frais qu’on aurait pu éviter.

Voici comment trancher, et comment rendre un véhicule sans mauvaise surprise.

Renouveler, prolonger ou restituer : quelle option choisir ?

Option

Quand c’est le bon choix

Ce qu’il faut vérifier

Renouveler

Le besoin continue mais le véhicule n’est plus le bon : kilométrage proche du forfait, poste qui a changé, gabarit ou motorisation à revoir.

Que le nouveau véhicule arrive avant que l’ancien parte. Les conséquences fiscales du nouveau modèle.

Prolonger

Le véhicule est en bon état, le besoin dure encore quelques mois, ou le remplaçant ne sera pas disponible à temps.

Que le loueur accepte la prolongation, sur quelle durée, et que le forfait kilométrique suive.

Restituer sans remplacer

Mission terminée, poste supprimé, véhicule qui roule trop peu pour justifier son loyer.

La date de restitution prévue au contrat et l’état du véhicule.

 

Quand préparer la fin d’un contrat de location ?

Six mois avant l’échéance, pas pour décider tout de suite, mais pour avoir le temps de choisir au lieu de subir.

Quand

Ce qu’il faut faire

6 mois avant

Relever le compteur et projeter le kilométrage jusqu’au terme. Faire le point avec le conducteur : état du véhicule, besoin pour les mois suivants.

3 à 4 mois avant

Décider : renouveler, prolonger ou restituer. En cas de renouvellement, choisir le modèle et lancer la demande de proposition.

1 mois avant

Fixer la date de restitution et, si un nouveau véhicule arrive, caler sa livraison sur cette date. Faire réparer les petits dommages.

Le jour de la restitution

Assister à l’état des lieux, rendre tous les accessoires et papiers, relire le procès-verbal avant de le signer.

 

Pour une flotte, ce calendrier s’applique véhicule par véhicule. Un tableau des échéances mis à jour chaque mois évite de découvrir trois fins de contrat la même semaine, et des échéances étalées dans l’année permettent de renouveler par petits lots.

Les trois questions à se poser avant de décider

Le kilométrage colle-t-il au forfait ?

C’est le premier poste de frais en fin de contrat : chaque kilomètre au-delà du forfait est facturé à la restitution. Si la projection annonce un dépassement, mieux vaut ajuster le forfait en cours de contrat. Et en cas de renouvellement, le nouveau contrat doit partir du kilométrage réellement parcouru, pas de l’estimation d’il y a deux ans. Un boîtier télématique donne cette projection sans relevé manuel.

Le véhicule correspond-il encore au poste ?

Un commercial devenu sédentaire, un technicien qui transporte désormais du matériel plus volumineux, un nouveau salarié qui reprend le véhicule : l’échéance est le moment de recaler le gabarit et la motorisation sur l’usage réel, plutôt que de reconduire le même modèle par habitude.

Quelles conséquences fiscales pour le nouveau véhicule ?

Changer de véhicule, c’est changer de base de calcul. Les taxes annuelles sur les émissions de CO2 et de polluants dépendent du nouveau modèle. Et pour un véhicule de fonction, l’avantage en nature suit la date de mise à disposition : un véhicule loué attribué depuis le 1er février 2025 relève des forfaits de 50 % ou 67 % du coût global annuel, contre 30 % ou 40 % pour un véhicule attribué avant cette date et resté entre les mêmes mains. Un renouvellement fait donc basculer le salarié sur le nouveau barème. À l’inverse, un véhicule 100 % électrique attribué d’ici le 31 décembre 2027 et inscrit sur la liste éco-score de l’ADEME bénéficie d’un abattement de 70 % sur l’avantage au forfait, dans la limite de 4 641,60 € par an en 2026.

Comment rendre un véhicule de location sans frais inutiles ?

À la restitution, le loueur compare l’état du véhicule à une usure normale compte tenu de son âge et de son kilométrage. Ce qui relève de l’usure normale n’est pas facturé. Les dommages jugés anormaux le sont, selon le barème prévu au contrat : rayure profonde, jante abîmée, siège déchiré. La profession s’appuie sur un référentiel commun, l’« état standard » publié par le syndicat des loueurs longue durée (SNLVLD, aujourd’hui Sesamlld).

Avant de rendre le véhicule :

•     Le nettoyer à l’intérieur et à l’extérieur. Un véhicule sale masque des défauts et rallonge l’état des lieux.

•     Rassembler les accessoires fournis à la livraison : roue de secours, double des clés, câbles de recharge pour un électrique.

•     Retirer les équipements amovibles posés en cours de contrat, s’ils doivent l’être : attelage, aménagement, flocage selon ce qui a été convenu.

•     Faire réparer les petits dommages chez un professionnel avant la restitution, quand la réparation coûte moins cher que ce que prévoit le barème.

•     Assister à l’état des lieux, photographier le véhicule et relire le procès-verbal avant de le signer.

Attention aussi aux dates : un retard de restitution est facturé en loyers supplémentaires, une restitution avant le terme entraîne des frais de sortie anticipée.

Flottes de 100 véhicules et plus : chaque renouvellement compte pour la taxe

Depuis le 1er mars 2025, les entreprises qui disposent d’au moins 100 véhicules légers sont redevables de la taxe annuelle incitative relative à l’acquisition de véhicules à faibles émissions. Elle a remplacé les quotas de verdissement de la loi d’orientation des mobilités. Les véhicules pris en location sont comptés, y compris ceux loués moins d’un an, au prorata des jours.

Le calcul porte sur les véhicules entrés dans la flotte au cours des quatre dernières années. En 2026, l’objectif est de 18 % de véhicules à faibles émissions parmi eux, et chaque véhicule manquant coûte jusqu’à 4 000 €, montant pondéré par la part de véhicules thermiques intégrés dans l’année. Le tarif passe à 5 000 € en 2027. Concrètement, chaque renouvellement par un véhicule thermique creuse l’écart, chaque véhicule à faibles émissions le réduit. Sous la barre des 100 véhicules, l’entreprise n’est pas concernée.

Ce que nous faisons chez RENTR

Nous sommes des professionnels de l’automobile avant d’être des financiers : à l’échéance, le conseil sur le véhicule suivant part de l’usage réel de celui que vous rendez.

•     Nous vous contactons 3 à 6 mois avant l’échéance. Votre commercial vous aide à choisir le nouveau modèle et les options, puis à signer le nouveau contrat.

•     Nous coordonnons la livraison du nouveau véhicule et la restitution de l’ancien, pour que votre salarié ne reste pas un jour sans véhicule. Une grande partie de nos véhicules sont sur parc : présents dans notre centre de livraison, ils peuvent être récupérés dans les 48 heures qui suivent votre demande. Sur un renouvellement, le délai du remplaçant se vérifie avant de signer, pas après.

•     Votre contrat peut être prolongé par avenant si le besoin dure plus longtemps que prévu, et une Location Moyenne Durée peut basculer en Location Longue Durée. La durée possible dépend du véhicule : elle se voit au cas par cas avec votre commercial.

•     Le forfait kilométrique s’ajuste en cours de contrat, sur simple demande, en Location Moyenne Durée comme en Location Longue Durée. Avec la télématique en option, une projection en fin de contrat vous alerte avant le dépassement.

•     La restitution est gratuite dans l’un de nos trois centres, à Montereau-sur-le-Jard en Île-de-France, à Bordeaux et à Dagneux, à une vingtaine de minutes de Lyon. Elle est aussi possible sur votre site, moyennant facturation.

•     Les frais de remise en état suivent un barème connu, établi après un état des lieux détaillé et fondé sur les définitions de la profession.

•     Nous pouvons racheter les véhicules que vous possédez, si vous passez en location au moment de les renouveler. L’expertise se fait sur l’un de nos sites, avec une offre de reprise dans la foulée, ou à distance via une application mobile : un montant estimatif vous est alors annoncé, puis confirmé par une expertise sur site.

Questions fréquentes sur le renouvellement de flotte

Combien de temps avant la fin d’un contrat de location faut-il préparer le renouvellement ?

Trois à six mois avant l’échéance. Ce délai laisse le temps de projeter le kilométrage, de choisir le prochain véhicule et de caler sa livraison sur la restitution de l’ancien.

Peut-on prolonger un contrat de location de véhicule d’entreprise ?

Cela dépend du loueur et du contrat. Chez RENTR, oui : la prolongation se fait par avenant, avec un forfait kilométrique ajusté à la nouvelle durée, et une Location Moyenne Durée peut basculer en Location Longue Durée. Il faut la demander avant l’échéance : un véhicule gardé au-delà sans accord est facturé en loyers supplémentaires.

Que se passe-t-il si on dépasse le kilométrage prévu au contrat ?

Les kilomètres supplémentaires sont facturés à la restitution. Pour l’éviter, il faut ajuster le forfait en cours de contrat dès que la projection annonce un dépassement.

Que paie-t-on à la restitution d’un véhicule de location ?

Les kilomètres au-delà du forfait, les dommages qui dépassent l’usure normale selon le barème du loueur, et le cas échéant le retard de restitution ou la restitution sur site si elle est facturée. Un véhicule propre, complet et réparé des petits dommages limite la note.

Un loueur peut-il racheter les véhicules que mon entreprise possède déjà ?

Certains loueurs le proposent, dont RENTR. Le véhicule est expertisé sur site, avec une offre de reprise immédiate, ou à distance via une application mobile, avec un montant estimatif à confirmer ensuite sur site. Cela permet de passer en location au moment du renouvellement sans avoir à revendre soi-même ses véhicules.

Une entreprise de moins de 100 véhicules doit-elle respecter un quota de véhicules électriques ?

Non. La taxe annuelle incitative sur le verdissement des flottes ne concerne que les entreprises qui disposent d’au moins 100 véhicules légers. En dessous, le choix de la motorisation reste une question de coût, d’usage et de fiscalité.

Faisons le point sur vos prochaines échéances

Un contrat qui se termine dans les six mois, c’est le bon moment pour en parler. Prenez rendez-vous : nous regardons ensemble le kilométrage, l’état du véhicule et le besoin de votre salarié, et nous vous disons quelle option vous coûte le moins pour le même service. Vous pouvez aussi nous demander directement un devis.

Article à jour au 27 octobre 2026. Les règles fiscales évoluent chaque année. Ces informations ne remplacent pas l’avis de votre expert-comptable.


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